Le mot sadhaka , en sanskrit, désigne celui qui suit une sadhana, une voie de développement intérieur; c'est un chercheur spirituel", un "chercheur de vérité" ...

Que ce soit par le Coeur, la Connaissance ou l'Action, il cherche à comprendre (cum-prendere) le "secret" ...

A ce titre, bien que le mot soit hindou, il peut correspondre à tout homme ou femme dont la recherche est sincère, déterminée et saine, qu'elle soit psychologique ou spirituelle, indépendamment de ses racines culturelles.

On trouvera sur ce site les réflexions personnelles d'un sadhaka indépendant, dans lesquelles certains pourront certainement se reconnaître.


HO'OPONOPONO


 

 

Le chemin évolutif est parsemé d'embûches, d'obstacles en tous genres, c'est bien connu, mais il y en a deux  - pourtant bien réels - que l'on évoque rarement, car on ne les considère malheureusement pas comme des obstacles :

  1. le "chercheur" lui-même, (et oui) qui est en état de manque, donc de dépendance, avec des motivations d'ordre psychologique , même s'il s'en défend,
  2. le mot "spirituel" aussi, prétexte à la recherche, qui induit une image limitée d'un concept fondamentalement illimité, et aussi un rattachement à des idées parfois fantaisistes, sectaires, élitistes, ou à des mouvements dits "évolutifs" (rarement gratuits), des gurus, etc...

En fait, le chercheur "cherche", non pas pour trouver, mais pour vivre cet état de recherche, qui est une forme de présence à la vie, et aussi de réalité dynamique, car exister signifie bouger, changer, se transformer, se manifester.

Il peut y avoir un moment où la perception intérieure se globalise et s'intensifie, les mémoires qui réclament leur pitance se taisent, et la recherche aussi, mais après quel chemin? quel événement? quelles démarches?

Avant toute recherche d'ordre spirituel, qui s'appuie soit sur une démarche intellectuelle de compréhension, soit sur une démarche émotionnelle de sensation, soit sur une démarche factuelle de libération, il y a des fausses pistes qui ne sont que des tentatives de réparations de nos blessures.

Les belles idées sont justifiables, mais elles viennent toutes d'une souffrance, l'enseignement du Bouddha partait de ce constat satva dukham, tout est souffrance. Et quelle est la source première de cette souffrance? (au-delà des quatre vérités du bouddhisme) :  notre souffrance psychologique due à nos mémoires, nos héritages, nos préjugés, nos attachements, nos erreurs, etc...

Dans l'hindouisme et le bouddhisme, la notion de karma implique un enchaînement de causes et d'effets s'écoulant dans le sens du temps et porteurs de nos potentialités de vie. Ainsi le cadre dans lequel nous allons vivre des événements est globalement dessiné, mais la rencontre de notre vie avec ces événements ne dépend que de nous. En fait, il n'y a de possible que ce qui est déjà en mémoire, en potentiel; ces mémoires sont une sorte d'héritage, génétique, socio-culturel, religieux, racial, limbique, reptilien, etc... C'est cela que peut décrypter un astrologue sérieux, et ce, depuis des millénaires.

C'est très dommage d'ailleurs de voir ce qu'est devenue l'astrologie, qui est passée du stade d'outil au service de la conscience à une pure distraction de salon.

Dès lors que l'on considère que le chercheur est nécessairement celui qui est encore conditionné par ses mémoires, il est intéressant de se poser la question : si nos mémoires nous enferment dans des répétitions, comment en sortir? L'éveil à la spiritualité n'est-il pas le moment où la conscience ne dépend plus de ces conditionnements? Moksha, n'est-ce pas la liberté absolue, la conscience transcendante? Et l'état anagami n'est-il pas l'absence de réactions conditionnées au profit d'une attitude pure et limpide car non polluée par des projections et des attentes?

Dans les traditions ésotériques, et aussi à un moindre niveau exotériques - il y a cet objectif de détachement, ou dans certains cas de soumission, ce qui est une manière de se détacher à 99% (pas 100...) qui permet cette légèreté de l'âme propice aux explorations intérieures, pluridimensionnelles. Il y a rabotage, annihilation des peurs et des résistances dans une croyance qui se mute en foi en s'appuyant sur des symboles. Mais il y a toujours un besoin important de repères. Bon, pourquoi pas après tout?

Il y a dans les traditions polynésiennes une autre démarche, qui commence à se faire connaître à travers Ho'oponopono, tradition hawaïenne du pardon, qui est très intéressante relativement au pouvoir des mémoires.

Je ne referai pas ici toute l'histoire ni la chronique des modifications apportées à cette tradition authentique par des psychologues américano-hawaïens qui l'ont adaptée à notre époque, mais en deux mots, cela part d'un triple constat :

  1. nous sommes tous solidaires, miroirs les uns des autres, en constante inter-relation,
  2. donc nous sommes 100% partie prenante dans toute relation, qu'elle soit verbalisée ou non, et donc 100% responsables de tout ce qui nous arrive, puisque nous induisons chez l'autre les événements potentiels que nous portons en nous,
  3. le potentiel réactionnel ou événementiel que nous portons en nous est logé dans des mémoires, il peut s'agir d'un héritage ou d'une accumulation.

Nous sommes donc 100% acteurs de notre vie, et responsables (mais non coupables) de la gestion des mémoires qui vont l'animer.

Ho'ponopono propose donc de nettoyer ces mémoires. De quelle manière, puisqu'il y en a à chaque instant? Peut-on associer la pleine conscience bouddhiste à la vigilance discriminatoire, et de toutes manières comment savoir si la mémoire que j'ai identifiée peut s'arrêter de polluer???

Alors là, il y a une astuce fantastique!

Voir une mémoire en action, cela reste dans le domaine intellectuel, c'est statique; or les mémoires se sont incrustées dans notre système de stockage interne (qu'il s'agisse du cerveau ou d'un autre support, plus subtil) soit parce qu'elles sont un héritage, soit parcequ'il y a eu une étincelle d'émotion qui les a ancrées, a renforcé leur potentiel et illustré leur réalité. La clef de l'engrammage étant l'émotion, il ne peut y avoir de dé-programmation sans émotion.

Ho'oponopono - version XXème siècle - a mis en place une espèce de prière (laïque) en quatre phrases  qui est la suivante :

  • Désolé,
  • pardon (on demande pardon, c'est très différent de pardonner...),
  • merci,
  • je t'aime.

Sans aucunement vouloir polémiquer sur la pertinence de tous ces termes de même que leur contexte applicatif, il faut noter le phénomène suivant : si vous répéter avec intention et sincérité ces quatres phrases, vous allez spontanément ressentir votre conscience descendre de la tête vers le centre de la poitrine, et vous mettre dans un état de contrition dans lequel tous les repères disparaissent au profit d'une humilité (que vous n'avez pas cherchée) et d'une simplicité incroyable. Cela va déconnecter instantanément les peurs, angoisses, colères, violences, jugements, etc...

Le résultat est tout simplement étonnant.

Pour aller plus loin dans ce mécanisme de nettoyage des mémoires, il est aussi possible de s'adresser à une peur en manifestation, par exemple, de lui signifier que l'on est désolé (de ne pas lui avoir signifié plus tôt qu'elle était obsolète, car on n'a plus 3 ans...), de lui demander pardon (de ne pas l'avoir libérée plus tôt), de lui dire merci (de nous avoir protégé pendant tant d'années, car in fine, c'était son but), et de lui dire je t'aime (de façon à ce qu'elle ne se sente pas rejetée)

En fait, on peut ici agir vis à vis de nos pensées-mémoires (pléonasme...) comme si elles étaient des êtres vivants, comme nous, mais en plus petit, comme des sous-ensembles de nous-mêmes, mais n'ayant pas la possibilité de choix ni de décision, car automatisées - voir la "Théorie du Clone" sur www.agamipono.com)

Après avoir nettoyé nos mémoires (s'il y a un "après"), que devient alors notre recherche spirituelle?

N'est-il pas préférable d'éviter ce mot "spirituel", d'ailleurs?

Quelques compléments et explications sur le site d'AGAMIPONO - La clef émotionnelle

Pour le nettoyage des cellules, voir www.ayurvedavoyages.com

Pour gagner du temps, voir http://www.methodevittoz.ch/ et http://lauramarietv.com/